Tu ne rates aucun tweet et tu checkes ton smartphone constamment ? C’est irrésistible et tu fais tout pour ne rater aucune info. C’est normal car l’appli est basée sur un mécanisme essentiel et primitif de ton cerveau, l’ANXIÉTÉ qui se manifeste par la peur de passer à côté de ce qui se passe online, te poussant à rester continuellement connecté.
Ça y est ! Tu t’es enfin décidé(e) à devenir chauffeur Uber. Tu penses être libre et indépendant(e) mais c’est plus compliqué. L’appli va tout faire pour te donner des ordres sans que tu t’en aperçoives en utilisant la technique du NUDGE, des petits coups de coude pour te pousser vers ce qu’Uber considère comme une meilleure décision pour toi… ou pour ses actionnaires !
Snapchat est super fun et tu ne peux pas t’emêcher de checker les derniers filtres pour envoyer des snaps à tes amis. c’est normal, car l’appli est basée sur le DON, une interaction universelle, ayant un caractère obligatoire. Ainsi tu te sens toujours obligé(e) de répondre par un contre-don, envoyant des snaps à tes amis, même si tu n’as rien à dire.
Tu passes tes nuits sur Youtube. L’appli te propose sans cesse des vidéos toujours plus excitantes et tu ne peux pas t’arrêter. C’est normal car l’algorithme de recommandation te concocte une sélection irrésistible grâce au DEEP LEARNING, qui va amplifier automatiquement des vidéos qui divisent, sont sensationnelles, voire même conspirationnistes.
Instagram est irrésistible ! Tu ne peux pas te retenir de checker ton fil d’actualités et c’est normal car l’appli est basée sur la comparaison sociale, un processus automatique et inconscient qui fait que quand tu consultes Instagram, d’un côté tu rejettes des comportements et de l’autre tu imites inconsciemment des comportements, te poussant dans les bras des influenceurs.
Le projet Katamino a été réalisé en 2018 par un élève (Cédric) du lycée Lamarck à Albert de terminal S option ISN informatique et systèmes numériques.
Katamino est un jeu de réflexion de la famille des jeux de plateau.
Le principe du jeu
Katamino est un casse-tête passionnant qui se présente comme un puzzle évolutif. Prenez les pièces imposées par le défi, faites le vide dans votre esprit et tentez de remplir l’espace délimité par la réglette. Jeu de logique tout en bois, les enfants comme les adultes se laisseront prendre au jeu !
Le projet
L’élève a été chargé de faire la transposition numérique ( le jumeau numérique) du jeu, c’est-à-dire réaliser le jeu sur PC en utilisant le langage python et des bibliothèques de fonction complémentaires.
Le projet Katamino s’est déroulé sur un volume horaire de 20 heures et une période de 8 semaines allant du mois de février à la mi-mai.
Epreuve du bac ISN
Dans le cadre du bac S option ISN, chaque élève a présenté oralement son travail sur le projet à un jury.
La note obtenue à la soutenance à compté coefficient 2 pour l’obtention du bac S.
Le projet ISN a donné lieu à la réalisation du programme informatique du jeu et d’une production numérique (diaporama, carte mentale, site internet, …) utilisée pour la soutenance orale.
Le projet a permis aux élèves de mettre en application les compétences en informatique vues durant l’année et regroupées autour de 4 thèmes.
Tu adores Candy Crush, tu te sens super fort(e) et ça te fait trop plaisir. C’est normal, car l’appli est basée sur la technique de l’ILLUSION DE LA COMPÉTENCE, où chaque action produit un compliment visuel ou sonore. Ce n’est pas juste pour flatter ton ego, car cela active mécaniquement une zone précise de ton cerveau, le striatum, qui fait partie du système dopaminergique.
Facebook est addictif ! Tu passes ton temps à liker le contenu de tes amis et c’est normal, car l’appli est basée sur la validation sociale, un processus inconscient qui fait que tu aimes ceux qui t’aiment, et en retour, tu se sens obligé de « liker » leur contenu, créant une boucle sans fin et te poussant à fournir gratuitement toutes tes données personnelles.
Tu passes des heures à swiper et tu n’arrives pas à t’arrêter. C’est normal car l’appli est basée sur la RÉCOMPENSE ALÉATOIRE. Comme dans une machine à sous, chaque fois que tu swipes, apparait un profil que tu aimes, ou pas, activant automatiquement la sécrétion de dopamine et te poussant à swiper encore et toujours.
VIDEO. Les algorithmes qui nous entourent sont-ils racistes et sexistes ? Des femmes automatiquement défavorisées dans l’obtention d’un crédit, des distributeurs de savon qui ne détectent pas les peaux noires… Les algorithmes qui nous entourent sont-ils racistes et sexistes ?
En 2017, une informaticienne nommée Joy Buolamwini s’est rendu compte qu’un logiciel censé reconnaître son visage n’y parvenait pas. La raison ? L’algorithme du logiciel ne détectait pas sa peau noire. Cette discrimination est le résultat d’un « biais algorithmique ». « Les premiers algorithmes de reconnaissance faciale ne reconnaissaient pas les peaux noires pour la simple raison que les gens qui ont pensé et développé cet algorithme et l’ont implémenté étaient principalement blancs« , explique l’auteure et informaticienne Aurélie Jean.