Tu passes des heures à swiper et tu n’arrives pas à t’arrêter. C’est normal car l’appli est basée sur la RÉCOMPENSE ALÉATOIRE. Comme dans une machine à sous, chaque fois que tu swipes, apparait un profil que tu aimes, ou pas, activant automatiquement la sécrétion de dopamine et te poussant à swiper encore et toujours.
Depuis quelques semaines, l’application la plus prisée des ados est sous le feu des critiques. Et après plusieurs accusations graves, TikTok a finalement admis avoir limité la portée des vidéos postées par des utilisateur.trice.s en situation de handicap.
C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Après avoir reconnu avoir suspendu « par erreur humaine » la vidéo de l’adolescente américaine Feroza Aziz dans laquelle elle dénonçait le sort réservé au peuple Ouïgour par les autorités chinoises dans la région du Xinjiang, TikTok est accusé d’avoir mis en place une politique de modération, plutôt douteuse, « pour éviter le cyberharcèlement« . Selon le média allemand Netzpolitik, qui s’était procuré des documents officiels, l’application star des ados aurait limiter la portée des vidéos publiées par des utilisateur.trice.s en situation de handicap.
Pour « limiter les commentaires discriminatoires et le harcèlement en ligne« , elle a longtemps déployé une politique de modération limitant la visibilité des contenus postés par des personnes en situation de handicap, alors catégorisées comme « susceptibles d’être harcelées ou cyberharcelées en raison de leur état physique ou mental ». Selon Netzpolitik, l’application aurait alors mis en place une catégorie « Risque 4 » permettant de ne pas rendre publiques certaines vidéos en dehors du pays émetteur. Problème : les modérateur.trice.s de l’application qui apposent cette balise n’auraient que trente secondes pour décider si le contenu pourrait être assimilé à du harcèlement. Pire encore, certain.e.s utilisateur.trice.s, jugé.e.s particulièrement vulnérables, auraient même été masqué.e.s du flux principal….
Toujours sur les écrans, vie sociale en ligne, comportement agressif, dépression… Est-ce que tout est lié? L’utilisation des nouvelles technologies par les adolescent·es provoque angoisses et fantasmes chez les parents. À tel point qu’acheter un smartphone à son enfant équivaudrait presque à lui donner de la drogue. La réalité est en fait moins alarmante.
Pour Jeff Hancock, psychologue à la tête du Social Media Lab de l’Université de Stanford, des études scientifiques contradictoires et décontextualisées ont favorisé une telle méfiance. On peut en effet facilement trouver en ligne d’un côté un rapport démontrant un lien entre l’anxiété chez les jeunes et leur utilisation de Facebook, de l’autre une étude pointant certains bienfaits des réseaux sociaux. Panique. L’inquiétude l’emporte souvent et les nouvelles technologies deviennent la cause de tous les maux.
En utilisant des outils d’OSINT et analyse d’images, il est parfois possible d’identifier un faux profil sur les réseaux sociaux, simplement en étudiant la photo de celui-ci. Voici un guide détaillé, étape par étape, visant à maximiser les chances de succès lors de votre investigation.
La recherche d’image inversée
La première étape consiste à effectuer une simple recherche d’image inversée par le biais des moteurs Yandex, Bing, TinEye et Google Images. L’add onRevEye Reverse Search Image est pour cela très utile, il permet de lancer d’un simple clic une recherche d’images sur les quatre moteurs précédemment cités. Un tableau comparatif des moteurs de recherche d’images a d’ailleurs été récemment publié sur Domain Tools, afin de voir les avantages comparatifs de chacun des moteurs de recherche : …
Inséré dans le projet de loi des finances de 2020, l’Assemblée a voté le mercredi 13 novembre un article visant à octroyer aux services fiscaux et aux douanes le droit, à titre expérimental pour une durée de 3 ans, de surveiller les informations personnelles des utilisateurs sur les réseaux sociaux. Une solution qui permettrait de lutter contre la fraude fiscale.
CONTRÔLER ET SURVEILLER LES DONNÉES POUR LUTTER CONTRE LA FRAUDE FISCALE
Vous appréciez partager vos derniers achats ou vos déplacements sur vos réseaux sociaux ? Vous allez peut-être désormais faire plus attention à cela. En effet, vos données seront bientôt traquées et contrôlées par les services sociaux et les douanes. Pour quelle raison ? Éviter toute fraude fiscale et repérer les fraudeurs sur le web.
Les députés ont adopté, le mercredi 13 novembre, l’article 57 du projet de loi de finances pour 2020 qui permettra effectivement au fisc et aux douaniers de récolter les informations personnelles des Français sur les réseaux sociaux et les réseaux d’achat en ligne en cas de nécessité. Ils souhaitent vérifier les revenus déclarés à l’aide de dispositifs informatiques spécifiques. Parmi les réseaux concernés on trouve Facebook, Instagram, Twitter, Le Bon Coin ou encore eBay…..
Facebook, LeBonCoin, Twitter, le gouvernement va pouvoir traquer la fraude fiscale partout sur le web ! Le controversé article 57 du projet de loi de finances pour 2020 a été adopté au Sénat, et ce malgré un amendement de suppression. Dès 2020, le fisc et les douanes pourront consulter et se servir de toutes les données accessibles sur les réseaux sociaux et les sites de e-commerce afin de traquer les comportements frauduleux.
Crédits : Fred Romero via Flickr. Bercy Ministère des Finances
Concrètement dès janvier 2020, les administrations fiscales et douanières pourront collecter et exploiter des données mises en ligne sur les réseaux sociaux comme Facebook et Instagram, et sur les sites de e-commerce comme eBay ou Cdiscount. Selon le ministre des finances Gérald Darmanin, cette mesure a pour objectif de donner à l’Etat « les moyens d’aller aussi vite que les voleurs » et de traquer avec plus d’efficacité l’économie souterraine (vente de tabac, trafic de faux papiers d’identité, et autres), et les fraudeurs fiscaux.
Lors des premières lectures du texte à l’Assemblée Nationale en début novembre 2019, il était question d’utiliser et d’analyser les signes extérieurs de richesse publiés sur les réseaux sociaux : photo d’un yatch ou de vos vacances aux Bahamas par exemple. Le Sénat garantit que les agents du fisc et des douanes ne pourront pas se baser sur ces éléments pour étayer leurs enquêtes.
Le community manager (appelé aussi chargé de communication Web ou social media manager) a pour mission de s’assurer de la présence et de la bonne réputation d’une entreprise sur les réseaux sociaux. Pour cela, il anime une communauté d’internautes, publie des tweets, répond aux questions sur le site internet de l’entreprise, alimente la page Facebook…
Le Dr Patrick Genvresse, pédopsychiatre et directeur médical de la Maison des adolescents à Caen répond à nos questions sur le cyberharcèlement. Quand débute le harcèlement scolaire ? Qu’est-ce que le cyberharcèlement ? Qui sont les harceleurs, les victimes ? Interview :
Combien de jeunes sont concernés par le cyberharcèlement ?
Patrick Genvresse : Selon plusieurs études, on estime qu’il y a entre 10% et 15% de cyberharcelés. Mais il faut savoir que les deux harcèlements se combinent. Le cyberharcèlement est toujours le fait de jeunes de l’environnement proche. Souvent, on peut identifier notre cyberharceleur.
On est loin du mythe du cyberharceleur inconnu…
Ce n’est pas tout à fait un mythe : des rencontres malencontreuses peuvent arriver sur les réseaux sociaux… Mais c’est loin de faire la majorité du cyberharcèlement. Les cyberharceleurs, ce sont nos copains ou copines du collège, du lycée ou de notre environnement de quartier….