Le blog du numérique du lycée Lamarck

Catégorie : Réseaux sociaux (Page 3 of 5)

Comment TikTok rend invisible les vidéos des manifestations Black Lives Matter et autres contenus politiques ?

Pourquoi les vidéos de Kam, un jeune Américain, sont-elles passées de 8 millions de vues à un petit millier dès qu’elles ont montré des manifestations en lien avec le mouvement Black Lives Matter ? TikTok, le réseau social chinois qui fait de l’ombre aux géants du web, aurait-il pratiqué une forme de censure ? « Complément d’enquête » a obtenu le témoignage, rare, d’un ancien modérateur de la plateforme.

Avec ses courtes vidéos de danses ou de chats, rigolotes et rythmées, TikTok promeut une vision du monde qui se veut divertissante… Kam, un jeune Américain, a fait un carton sur le réseau social en filmant son père, un homme d’habitude autoritaire, qui s’est mis à la danse pendant le confinement. Sa vidéo a été vue plus de 8 millions de fois. 

Fort de ce succès, Kam a alors décidé de filmer son quotidien et de faire de TikTok son journal de bord. Dans l’intention de « simplement montrer aux gens ce qui se passe ici : qu’on est toujours mobilisés, qu’on exprime notre opinion, de manière pacifique, et dans la bonne humeur », il s’est mis met à poster des vidéos militantes des manifestations du mouvement Black Lives Matter.

Mais surprise : là où ses vidéos de danses faisaient des millions de vues, ses vidéos de manifestations ont fait un bide. Le nombre de vues a chuté, atteignant à peine 1 000 ou 2 000… Kam se demande si TikTok ne les aurait pas jugées trop politiques… Il pense avoir été victime de ce que l’on appelle le « shadow ban« .

Extrait de « Tous toqués de TikTok ! », un document à voir dans « Complément d’enquête » le 14 janvier 2021.

Tous toqués de TikTok !

L’application vidéo Tiktok, téléchargée par 2 milliards de personnes, est au cœur de l’actualité. Comment ce réseau social créé par des Chinois a-t-il réussi à ringardiser ses cousins américains, comme Instagram ou Facebook ? Et comment éviter ses dérives potentielles ? De la Chine aux Etats-Unis, en passant par les cours d’école françaises, « Complément d’enquête » sur cette appli de karaoké devenue un phénomène mondial.

 « Tous toqués de TikTok ! », un document à voir dans « Complément d’enquête » le 14 janvier 2021.

TikTok, c’est que du bonheur » : comment l’application chinoise promeut une vision positive du monde, sans « autistes, trisomiques, handicapés, etc.

Selon un ancien modérateur de la plateforme vidéo, qui a accepté de témoigner pour « Complément d’enquête », le règlement le stipulait : « TikTok ne doit montrer que des choses belles et sympathiques. » Au prix de certaines discriminations, comme le montre la charte qu’il a fournie aux journalistes du magazine.

TikTok est parfois accusé d’être un « mouchard » au service de la République populaire de Chine. L’application dément. Les propositions d’interview de « Complément d’enquête » ont été déclinées, mais la rédaction a reçu une réponse écrite : « TikTok est un produit disponible uniquement hors de Chine. Nos centres de données sont entièrement situés en dehors de la Chine, et aucune de nos données n’est soumise à la loi chinoise. L’équipe globale de gouvernance est basée aux Etats-Unis (…) ».

L’application chinoise qui fait de l’ombre aux géants américains du web est-elle vraiment une structure autonome, indépendante de Pékin ? « Complément d’enquête » a contacté un ancien modérateur de la plateforme qui compte aujourd’hui 800 millions d’utilisateurs dans le monde. Après des mois de discussion, il a accepté de parler aux journalistes du magazine. Et selon lui, la réalité serait différente…

Extrait de « Tous toqués de TikTok ! », un document à voir dans « Complément d’enquête » le 14 janvier 2021.

TikTok – A quoi sont exposés nos Ados ?

En apparence, c’est fun : on danse, on chante, on se filme, et on poste sur le réseau social. En France, selon une étude, un jeune de 11 à 12 ans sur deux utiliserait TikTok. L’application vidéo chinoise qui monte semble avoir fait des mineurs son cœur de cible. « Complément d’enquête » a voulu savoir exactement à quoi elle expose nos ados.

 

En France, la moitié des 11 à 12 ans, selon une étude, utiliseraient TikTok. Pour savoir à quoi les expose la plateforme vidéo qui a détrôné YouTube chez les moins de 15 ans, une journaliste de « Complément d’enquête » a tenté une expérience. Elle s’est créé un compte sur l’application en entrant « 2007 » comme date de naissance, comme si elle avait 13 ans.

Treize ans, c’est l’âge minimum légal pour s’inscrire sur la plateforme – qui ne fait aucune vérification. Notre journaliste va ainsi savoir quelles vidéos TikTok propose à un enfant qui vient de s’inscrire. Le résultat de l’expérience, visible dans cet extrait, n’est pas très rassurant.

Extrait de « Tous toqués de TikTok ! », un document à voir dans « Complément d’enquête » le 14 janvier 2021.

Métier : Community manager

Community Manager

Le community manager (appelé aussi chargé de communication Web ou social media manager) a pour mission de s’assurer de la présence et de la bonne réputation d’une entreprise sur les réseaux sociaux. Pour cela, il anime une communauté d’internautes, publie des tweets, répond aux questions sur le site internet de l’entreprise, alimente la page Facebook…

Vidéo Onisep: community manager

Internet aujourd’hui, partage et sociabilité ? – Vidéo

L’évolution du Web depuis sa création

Phénomène technique et social planétaire, le World Wide Web a du se doter en 1994 d’un organisme pour gérer son évolution. C’est le World Wide Web Consortium W3C. Son président : Tim Berners-Lee. Internet a été conçu par les milieux américains de le Défense et de la Recherche à la fin des années 1960, puis il s’est progressivement généralisé au domaine civil et commercial. En 1985, on comptait environ 1 000 utilisateurs. Le nombre est passé de plus de 2 millions en 1994 à près de 3 milliards 420 millions en 2016. Mais le Web conçu par Tim Berbers-Lee et ses premiers hackers a trouvé ses limites. Il devait évoluer.

Le Web social et participatif

Le Web 2.0 est le fruit de cette upgrade. Mots d’ordre : interactivité et participatif ! Le Web devient à la fois plus complexe techniquement et plus simple d’utilisation pour l’utilisateur. Désormais le flux RSS permet d’afficher en une seule page des contenus provenant de multiples sources et chaque internaute peut y participer en temps réel. L’ère du Web 2.0 est celle où l’utilisateur lambda peut devenir actif, participer, voir et créer. Le Web n’est plus pensé comme une collection de sites à visiter, mais comme une plateforme permettant l’échange entre les utilisateurs. C’est l’explosion : blogs, wiki, partage de photos, de vidéos, moteurs de recherche… Dès la fin des années 1990, des réseaux sociaux sont apparus sur Internet. Ils se présentent comme des regroupements d’individus ou d’organisations qui discutent, parlent et échangent entre eux. Ils partagent des opinions, des idées ou encore du contenu. Il n’existe désormais plus d’autres frontières que la communauté d’intérêt.

Connecter la planète

Aujourd’hui, Facebook est le premier site de réseau social utilisé dans le monde. En décembre 2015, il comptait plus d’1 milliard d’utilisateurs actifs quotidiens. A travers ces communautés, l’utilisateur répond à un besoin latent et primaire de sociabilité. Le mécanisme tribal trouve avec Internet un outil formidable. Hier, nous vivions dans un groupe imposé, la famille ; aujourd’hui, l’importance est donnée à l’individu. Demain, Internet fera entrer l’humanité dans un monde où s’associeront individualisme et notion de groupe choisi. Ou peut-être y sommes-nous déjà ?

Source : Internet aujourd’hui, partage et sociabilité ? – Vidéo Education aux médias et à l’information | Lumni

L’intox c’est nous – Horizons 6/6

Comment lutter contre les intox et éviter le pire ? Comment reprendre le contrôle sur cette désinformation numérique qui menace jusqu’aux fondements de nos démocraties ? La réponse est à l’image de la désinformation : multiple. Fact-checking, arsenal législatif ou encore éducation aux médias, explorons ces tentatives de réponses à la désinformation.

Source : L’intox c’est nous saison 1 – épisode 6 en streaming sur France tv slash

L’intox c’est nous – Sous le capot des réseaux 5/6

Le modèle économique des réseaux sociaux s’appuie sur nos comportements humains. Notre psychologie est attentivement étudiée pour servir ce que l’on nomme une économie de l’impulsion, qui nous pousse à consommer le plus d’information possible, peu importe qu’elle soit vraie ou fausse. Comment fonctionne la machinerie des réseaux sociaux ? Dans quelle mesure fait-elle de nous des relais potentiels de l’intox ?

Source : L’intox c’est nous saison 1 – épisode 5 en streaming sur France tv slash

L’intox c’est nous – Au cœur de l’intox 4/6

Nous avons un rapport émotionnel aux informations et parmi la masse des contenus qui nous sont proposés, nous avons tendance à partager, aimer et retenir ce qui nous affecte d’une manière ou d’une autre. Nous privilégions ainsi les nouvelles qui confortent notre vision du monde, qui nous font ressentir de la joie, ou même de la colère. Comment nos biais psychologiques permettent-ils d’alimenter le fonctionnement du marché de la désinformation ?

Source : L’intox c’est nous saison 1 – épisode 4 en streaming sur France tv slash

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